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Vient de paraître aux édition Arfuyen, dans la collection « Les carnets spirituels », une nouvelle traduction des Revelations of Divine Love de la mystique anglaise du Moyen-Âge Julienne de Norwich :

Julienne de Norwich, Les Révélations de l’Amour divin, Paris, Arfuyen, 2017.arton2467-2efc5

Voici la présentation de l’éditeur:

—« Première femme de lettres anglaise », considérée par le cistercien Thomas Merton comme « l’un des plus grands théologiens anglais », tenue pour une sainte pour l’Église anglicane, la recluse Julienne de Norwich (ca 1342-1416) est l’une des plus grandes mystiques d’Occident, contemporaine de la mystique rhéno-flamande. Elle est pourtant encore très peu connue dans notre langue. Sa spiritualité est une exaltation de la toute-puissance de l’Amour, par-delà le péché et la mort. Elle est profondément joyeuse et étrangère à toutes les doctrines moralisantes et culpabilisantes trop souvent identifiées avec le christianisme. Ce livre donne à lire une traduction nouvelle (la première depuis 1976) du texte court des Révélations de l’Amour divin, écrit juste après les visions reçues par Julienne.

Les traductrices ont publié aux Éditions Arfuyen en 2013 des traductions de Walter Hilton (1340-1396), De l’union à Dieu au milieu du monde. Le texte court des Revelations of Divine Love nous est parvenu dans un unique exemplaire conservé à la British Library. Probablement écrit par la jeune Julienne de Norwich peu de temps après sa maladie (et donc vers 1373), ce texte court rend compte avec force et simplicité des 16 révélations reçues tandis que le texte long, écrit et réécrit tout au long de sa vie, n’en est qu’une sage réélaboration. Premier chef-d’œuvre de la littérature anglaise, ce texte court est étonnamment très peu connu en France. Publié pour la première fois en 1976 par les éditions du Parvis (Suisse) dans une traduction de Roland Maisonneuve, il est depuis très longtemps introuvable dans notre langue. « Un des plus beaux livres qui soit », disait Bremond en parlant des Révélations. T. S. Eliot reprend dans ses Quatre Quatuors la parole reçue par Julienne : « Je veux faire que tout soit bien, je ferai que tout soit bien, Je peux faire que tout soit bien, et Je sais faire que tout soit bien. Et tu verras par toi-même que tout sera bien », révélation suivie de deux autres non moins réconfortantes : « Je te garde en pleine sécurité » et « Tu ne seras pas vaincue ». La spiritualité de Julienne est la vision d’un amour plus puissant que tout : que le péché, que la faiblesse, que la mort. Profondément joyeuse donc et qui suffit à illuminer une existence que Julienne vécut tout entière recluse dans un mur de l’église de Norwich.—