Dominique de Courcelles et Ghislain Waterlot publient un nouvel ouvrage : « La Mystique face aux guerres mondiales »

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La mystique a rarement été étudiée dans sa relation aux guerres mondiales. Sans doute parce qu’on se demande souvent ce qu’il peut y avoir de commun entre la sauvagerie et la haine saisissant des peuples entiers et la relation directe, voire l’union avec un Dieu d’amour. La réponse tombe d’elle-même : apparemment, rien. Mais la réalité n’est-elle pas plus complexe ? N’y a-t-il pas, dans la mystique, des traversées nocturnes qui peuvent voisiner avec l’effroi ? En outre, ces guerres de démesure ne suscitent-elles pas d’autres formes de mystiques que les formes traditionnelles, par exemple des mystiques de la race et du sang ? Mais s’agit-il encore de mystique et que devient ici la mystique ? Rien n’est moins évident. Car les guerres mondiales ont été à l’origine de redéfinitions de la mystique et d’un considérable élargissement de son champ d’application et d’exercice, lui-même problématique. À l’inverse, des formes de mystiques préexistantes ont été sollicitées en vue de comprendre, ou simplement de supporter, ce qui était en train d’arriver. On retrouve donc dans cet ouvrage, parmi beaucoup d’autres, les figures de Bergson, Massignon, Bataille, Thérèse de Lisieux, Teilhard de Chardin, Karl Barth et Franz Rosenzweig, Jünger et Bernanos…